polinelo sur l'eau

Pauline et Lô sur Popylo ! Si ça c'est pas tout un programme ... De Hyères à Cadaquèes, De Cadaquès à la Corse en passant par Barcelone et les Baléares, le sud de l'Espagne, les Canaries, le Cap vert (peut être), une transat, les Caraïbes, New York ! Suivez nous et n'hésitez pas à nous rejoindre ...

La transatlantique

Mardi 21 décembre : le grand départ. On est au taquet, super excités. A nous l’atlantique… A la sortie du port on balance « whisky bar » des Doors, notre chanson fétiche du moment, on danse, on chante. On a quand même une petite boule au ventre. Plus de trois semaines en mer nous attendent.


Après une petite heure de navigation on reçoit un appel à la radio. C’est Corentin, équipier sur un pogo (bateau mi-course, mi-croisière), que l’on a rencontré au sailor’s bar.  Ils sont partis bien plus tôt que nous ce matin mais ont tenté de passer par le nord de l’île et se sont pris du gros vent. Du coup ils retentent par le sud, comme nous. On tente de faire la course et on se débrouille pas trop mal. Le pogo finit par nous passer devant. On sort le spi pour prendre de la vitesse. Et puis on se rend compte que quelque chose cloche. Là où nous sommes on prend le vent de derrière, un vent régulier et pas trop fort. Mais devant nous on voit la mer qui moutonne et le pogo qui se met à giter d’un coup. Par sécurité on remballe le spi. Bonne initiative puisque dix minute plus tard on se retrouve dans 35 nœuds de vent, au près (alors qu’on était au grand largue 20 secondes plus tôt). On prend un ris, puis deux. Stephen qui est à la barre se prend des paquets de mer. Le vent continue de forcir. On prend un troisième ris mais celui-ci lâche. C’est un peu la mouise. On voit le pogo ainsi que d’autres bateaux faire demi- tour. On se résigne : retour au port. Départ raté (vous remarquerez que c’est dans nos habitudes…).

Le deuxième départ (et le dernier, on espère)  est prévu pour jeudi 23 au matin. Le mercredi on loue donc une voiture et partons faire le tour de l’île avec Corentin.

Jeudi 23 : le vrai départ. Autant dire qu’on ne fanfaronne plus comme deux jour plus tôt. Pas de musique (et surtout pas « whisky bar » qui sera la chanson tabou pendant toute la traversée), pas de danse. Concentration et humilité !

Pas facile de raconter une transatlantique, 25 jours en mer. Il n’y a pas vraiment de repères spatio-temporels même si, bizarrement aucuns jours ne se ressemblent vraiment. On ne passe pas toutes nos journée au même endroit (dans le bateau) ni avec les même personnes, ce qui peut sembler étonnant à quatre sur un bateau de moins de dix mètres. Il y a des journées à l’intérieur, d’autres à l’extérieur, des journées éveillées et actives, d’autres endormies, des journées lecture, des journées jeux, film, pêche, glande…
Procédons, du coup, par thèmes…




Les communications radio :

Sur les premières 24 heures on est régulièrement en communication avec Corentin. On parle de nos voiles, de notre vitesse, de notre cap, de ce qu’on boit pour l’apéro… Et puis la communication se perd. Il faut se rendre à l’évidence, ils sont bien plus rapides que nous !

Au bout de cinq six jours sans voir personne on aperçoit un voilier devant nous. Il nous appelle à la radio. C’est cool d’entendre quelqu’un. D’autant que le mec a l’air d’être habitué à la communication VHF. On reste en communication avec lui un ou deux jours. On parle avec deux autres bateaux aussi mais moins sympas. C’est marrant parce que la plupart du temps on ne voit pas les bateaux avec lesquels on communique. On a l’impression d’être seul au milieu de l’atlantique alors que non. C’est d’ailleurs assez rassurant.

Après quelques jours on ne reçoit plus. Il faut se rendre à l’évidence on les a tracés ! Popylo est le meilleur !!! Enfin c’est-ce qu’on se plaît à croire…


La pêche :

Bon autant vous dire que c’est pas parce qu’on traverse l’atlantique qu’on devient de bons pêcheurs. Le niveau n’est toujours pas génial. Par contre les poissons sont plus gros et parfois bien plus flippant.

Début de transat, bonne pêche. On sort plusieurs grosses dorades coryphènes. Du coup au menu c’est poisson pané maison, boulettes de poissons maison, marinades… Le problème c’est surtout d’arrêter Lô et Stephen ! On a déjà deux gros poissons à bord (de quoi faire quatre repas) mais ils veulent absolument remettre les lignes à l’eau. Avec Olivia on est obligé de parlementer avec eux pour stopper la pêche. D’autant que l’odeur du sang de poisson est, à la longue, légèrement écœurante (et ce, particulièrement pour Olivia…) !



Il y a aussi les pêches ratées… Une fois on a une grosse, mais vraiment grosse, dorade au bout de la ligne. Brand le bas général sur le pont. Tout le monde à son poste : Stephen sur la plage arrière, un seau entre les jambes et un couteau à la main (par contre je vous rassure, il ne pêche pas toujours en slip !), Lô qui remonte la ligne et Olivia et moi appareils photo à la main (nous, on ne touche pas le poisson et on s‘occupe encore moins de sa mise à mort…). La dorade est juste derrière le bateau, elle a l’air amorphe. Et puis, au moment de la sortir, elle se débat dans tout les sens et réussit à nous échapper… Grosse déception ! Cette mésaventure nous arrive deux ou trois fois.

Un gros thon nous suit quelques jours. Un vraiment gros, genre 30kg ! On le regarde avec un masque, on le filme puis Lô et Stephen décide de le pêcher. Encore un fois, avec Olivia, on est pas tout à fait d’accord… Qu’est-ce qu’on va pouvoir faire de 30 kg de thon ? En plus c’est un peu devenu notre poisson pilote. Et puis on imagine déjà le carnage, si ils arrivent à le remonter sur le bateau : du sang partout, le gros poisson qui s’agite dans tout les sens pendant son agonie… Ce qui me rassure un peu c’est que je suis persuadée qu’ils n’y arriveront pas.
La chasse commence. Lô attire le thon avec un rapala (leurre à poisson), Stephen attend le bon moment le harpon à la main. Le poisson est à portée de harpon. Stephen tire. La flèche du harpon rebondit lamentablement sur la peau du thon qui s’enfuit. Voilà, on a perdu notre pote le thon ! Si ça se trouve il nous aurait suivit jusqu’aux Caraïbes…

Après plusieurs jours sans rien les garçons décident de se mettre à la fabrication de rapalas maison. Ils font les poubelles pour trouver du matériel. Un heure plus tard sont nés le rapala Twix et le rapala sachet de purée mousseline… Ils sont pas peu fiers ! Les rapalas sont mis à l’eau…

La nuit tombe il est temps de remonter les lignes. On entend Stephen crier, il a quelque chose ! Et c’est pas n’importe quoi. On se retrouve avec un monstre dans le cockpit. Un poisson long d’un mètre vingt, fin comme un serpent avec un tète toute pointue, une grande gueule fournie de pleins de petites dents mais surtout de trois grandes incisives bien acérées ! Avec Olivia on se réfugie à l’intérieur. On entame un débat. Stephen veut le tuer pour le manger, Lô dit qu’il ne doit rien y avoir à manger la dessus et Olivia et moi ne voulons qu’une chose : que ce « poisson » dégage du bateau au plus vite ! On finit par gagner et le monstre retourne à l’eau. Le monstre en question se trouve être un maquereau-serpent, un poisson des abysses qui vit dans les grandes profondeurs (quand on l’a pêché il y avait 4000m de fond !) et ne remonte que la nuit pour chasser.
On parle de ce truc avec un de nos contacts radio. Il nous demande comment on l’a cuisiné. On lui répond qu’on a eu trop peur, qu’on l’a remis à l’eau. Il rigole et nous dit qu’il a des amis qui ont pêché le même machin et qu’ils ont fait comme nous… On est rassuré, on est pas les seules flippettes !



Autre pêche bizarre : plusieurs fois, en remontant les lignes, on retrouve sur les hameçons des petites mâchoires. On se dit que des petits poissons ont dû mordre puis soit se faire bouffer par plus gros soit se faire arracher la mâchoire à force de traîner derrière le bateau (drôles d‘hypothèses, un poil sadiques je l‘avoue…). Une nuit on a enfin la solution à l’énigme puisqu’en remontant la ligne on a plus juste une petite mâchoire mais une tentacule avec plein de petites mâchoires ! On a jamais eu le poulpe en entier.

Je clos ici le chapitre pêche. En tout et pour tout je crois qu’on a vraiment pêché et mangé trois poissons, ce qui est assez lamentable sur 25 jours…


Les autres animaux (ceux qu’on essaie pas de pêcher) :

Les meilleurs moments de la transat je pense que ce sont les moments dauphin. Dès qu’ils viennent nous voir c’est la fête, même si on les a vu la veille ou même quelques heures plus tôt. Ils arrivent en nombre, parfois ils sont plus d’une trentaine. Ils jouent dans les vagues, avec l’étrave du bateau… De temps en temps ils font des sauts genre spectacle marineland ! On les applaudit. C’est vraiment génial ces bêtes. Ca a la tête d’un poisson mais tu sens que c’est un mammifère à la façon dont-ils fonctionnent, dont ils te regardent… C’est assez dur à décrire, c’est à vivre, mais je vous assure que les dauphins ont un effet sur l’humeur. Dès fois t’en as marre d’être en mer, le temps commence à être long, tu t’ennuies puis les dauphins arrivent et là tout va bien ! Tu peux passer une heure à les regarder, tu ne t’en lasses pas.

D’autres animaux qui sont trippants ce sont les poissons volants. C’est dingue le temps qu’ils peuvent passer hors de l’eau. Ils jouent avec les vagues et le vent. Ils sont marrants parce que eux ne doivent manger que du plancton par contre tous les autres poissons veulent les manger. Leur seul délire du coup c’est de voler. Dès fois on voit un poisson volant voler (original, non ?) et derrière un gros poisson sauter. Le petit poisson volant donne tout pour pas se faire bouffer ! Par contre ils ne sont pas très intelligents. La nuit ils sont attirés par la lumière, il n’est donc pas rare qu’on en retrouve sur le pont le matin. Olivia s’en est même pris un dans le dos une nuit. Moi c’était ma plus grosse peur : que pendant un quart de nuit il y en est un qui m’arrive dessus. Ca aurait été la crise cardiaque assurée !



Par contre grosse déception, on a pas vu une baleine de toute la traversée…


La casse :

Et bien oui, 25 jours en mer ça fatigue un bateau !
On n’a pas cassé grand-chose mais on a cassé du gros…
En fait c’est surtout le pilote automatique qui a pris cher.
Une nuit Olivia est en quart quand le bateau part en vrille. De ma couchette je me dit que le pilote s’est encore déconnecté, rien de grave. Stephen se lève et là je l’entends dire « merde, on a plus de pilote !». Dans mon demi sommeil je me demande comment le pilote a pu sauter à l’eau (on réfléchit pas toujours très bien au réveil, parce qu’en effet comment un objet aurait-il pu se jeter à l’eau ?). En fait le pilote est toujours là par contre la patte de fixation qui permet de le fixer à la barre est cassée en deux. C’est la mouise. Je me rendors vite, je prends le quart d’après et il y a de grande chance pour que j’ai à tenir la barre quelques heures quand ce sera mon tour. Lô vient me réveiller. Pendant que je dormais il a fait une réparation de fortune. L’ensemble me fait penser aux jambes de Forest Gump quand il est gamin… L’armature de la scie à métaux remplace la patte de fixation et celle-ci est tenue à la barre grâce à des serres joints. L’ensemble semble bien fragile. Lô va se coucher. Je reste une demi-heure à observer la chose quand le premier élément se casse la gueule, suivit d’un deuxième puis de la structure en entier. Je prends la barre.
Trois heures plus tard tout le monde est debout. On se relaie à la barre tout en réfléchissant à une solution. Fait-on une escale au Cap Vert pour réparer, auront-ils de quoi réparer au Cap Vert, a-t-on de quoi réparer sur le bateau ? Une chose est sûre, il faut trouver une solution, il reste plus de deux semaines avant l’arrivée et on ne compte pas barrer six heures par jour, chacun, jusque là…
Au final Lô et Stephen fabriquent quelque chose qui tient la route. Seul soucis, avec le nouveau fonctionnement, lorsque le pilote doit pousser la barre d’un coup celle-ci se cabre ce qui fait qu’il faut éviter de se retrouver au dessus au risque de se prendre un gros coup dans le nez. Pour palier à ce problème une nouvelle fabrication voit le jour (je passe les détails c’est long, incompréhensible et relativement inintéressant). La nouvelle petite vis qui permet de fixer le pilote à la barre casse environ tout les trois jours. Tout les trois jours Lô la remplace. Au bout de dix jours on est rodé !
Je peux vous annoncer avec bonheur que tout a tenu jusqu’à l’arrivée et qu’on reçoit aujourd’hui la dernière pièce qui va permettre une vrai réparation solide.


On a aussi plié en deux un tangon. Navigation de nuit (on casse toujours la nuit, sinon c’est pas marrant !), Lô est de quart. On est en vent arrière avec un génois tangoné. Un rafale fait passer le génois à contre et le c’est le drame ! Notre nouveau tangon, fabriqué aux Canaries par nos soin, est mort. Heureusement on a encore l’autre.

Je vous passe les détails pour le reste de la casse genre lignes de pêche, assiettes et compagnies.


La mer, le vent :

On a eu de tout. Pas de vent mer plate (enfin si on veut… C’est jamais vraiment plat au milieu de l’atlatique !), vent et mer nickels, gros vent grosse mer.


C’est d’ailleurs le dernier type qui est en partie responsable de la casse.
Pendant une semaine c’est vraiment pas cool. On subit ce qu’on appelle des grains. En gros c’est l’alternance de ciel bleu et de gros nuages noirs et pleins de pluie. Le truc c’est que sous un grain le vent forcit d’un coup mais qu’on ne peut jamais vraiment prévoir la force de celui-ci. On passe nos journées à enrouler le génois à l’arrivée d’un grain pour le ressortir une fois qu’il est passé. Et l’on passe de quatre nœuds de vitesse sous le soleil avec tout le génois à plus de six nœuds avec un mini mini bout de voile sous la pluie. Le problème c’est surtout la nuit parce qu’on ne voit pas les grains arriver. Du coup on navigue sous-toilé pour ne pas prendre de risque.
Bien sur le mauvais temps est accompagné par une mer mauvaise. Pendant cinq jours la houle est très grosse et très serrée. A l’intérieur du bateau c’est un peu le bordel. On galère pour se faire à manger, pour circuler (on a des bleus partout) et pour dormir ça n’est pas mieux. Le bateau fait de grosses embardées en surfant les vagues et dans la couchette à l’avant du bateau on a l’impression de passer la nuit dans un manège de fête foraine. Lô se réveille régulièrement en stress ce qui me fait marrer à chaque fois. Il a une capacité à passer de la position allongée à la position quatre pattes qui m’impressionne. Une fois où je suis en quart je le retrouve encore à quatre pattes dans le lit. Je lui dit qu’il faut vraiment qu’il arrête !

Le jour où ça se calme c’est la fête ! On peut enfin reprofiter… On lâche un bout à l’arrière du bateau et on se fait traîner. C’est un des trucs vraiment cool à faire d’autant que la mer est à 27 degrés et que le soleil tape. On peut enfin se refaire des bonnes bouffes, faire du pain et reprendre les parties de backgammon (parce que le backgammon dans la grosse houle ça ne fonctionne pas. Une vague et tous les pions se retrouvent en bordel !)


La vie à bord :

Il y a des jours où l’on est bien et d’autres où l’on a vraiment, mais vraiment, hâte d’arriver !

Niveau bouffe on ne s’est pas laisser mourir de faim. On m’avait dit qu’on perdait du poids pendant une transat. Balivernes ! J’ai plutôt pris quelques kilos… Faut dire que déjà on a acheté beaucoup trop de vivres. De plus Stephen est plutôt bon cuisinier et on est tous de grands amateurs de crème fraîche. Et je ne parle même pas des 15 tablettes de Crunch, des twix, kit kat et compagnies…
Quand on s’ennuie (ce qui arrive de temps en temps !) on a tendance à s’empiffrer ou à faire à manger. Je me suis moi-même improvisée pâtissière du bateau. Il y a eu des réussites et des échecs (comme ma brioche qui n’avait pour goût que celui de la levure ou mon flan pâtissier qui a mis plus d’une journée à prendre et à ressembler à quelque chose…).
On s’est aussi fait plaisir avec les conserves qu’avait préparé Stephen aux Canaries. Manger un bœuf bourguignon ou une blanquette après deux semaines sans viande… j’en aurait pleuré ! Et les trois bocaux de foie gras mangés avec du pain maison !

La seule qui n’a presque pas mangé c’est Olivia. Faut dire que manger quand t’as la nausée c’est pas le top ! Explications : après une semaine en mer et tous les symptômes adéquats Olivia doit se rendre à l’évidence… Elle est enceinte ! Un bébé Popylo ! Conçu aux Canaries. Un bébé qui avant même de naître a traversé l’atlantique ! Un futur baroudeur…

En dehors des repas la vie est rythmée par beaucoup de sommeil, de la lecture, des jeux et des films. Régulièrement on se fait des séances cinéma. C’est marrant parce que ça déconnecte complètement de la mer et du bateau. A la fin du film tu te demandes un peu où t’es…


L’eau est aussi un problème quotidien. Il faut l’utiliser avec parcimonie si on veut en avoir jusqu’au bout. Niveau eau minérale on est OK (on s’est autant enflammé sur la quantité qu’avec la bouffe…). C’est l’eau pour la douche et la vaisselle qui pose problème. Du coup on se lave et on rince la vaisselle à l’aide d’un brumisateur pour plante. Une douche = un litre d’eau ! Sinon on prend aussi nos douches à l’eau de mer puis on se rince à la douche solaire (passionnant, non ?). Bon en fait on a tellement économisé qu’à quelques jours de l’arrivée on a pas encore touché à nos réserves et qu’il nous reste plus de 100 litres !


L’arrivée :

Lundi 17 janvier. Après 25 jours en mer nous arrivons (enfin !) ce soir. C’est donc une grande journée qui commence, on est tout excité ! Depuis deux jours, ayant fait autant d’économie sur le gasoil que sur l’eau, on fonctionne au moteur+voile histoire d’avancer un peu plus vite et d’arriver à une heure décente (c’est-à-dire celle de l’apéro ! Parce qu’on est attendu par du monde et parce que arriver à 4h du mat alors que tout le monde dort c’est pas drôle…).
Sur le Popylo c’est l’euphorie. On gonfle l’annexe, celle qui nous permettra d’atteindre la terre tant attendue. On range, on nettoie, on cherche des fringues propres. Notre économie d’eau permet à chacun de prendre une vraie douche ! Vers 15 h on commence à voir la terre ! Et p… ça fait du bien…
 Deux heures avant d’arriver on fait péter le champagne. On appelle les parents, les potes (et oui on a du réseau !) pour leur dire qu’on l’a fait ! On a traversé l’atlantique ! A l’approche de l’île on passe à côté d’un bateau de pêcheur. Et là pour la première fois depuis 25 jours on voit un autre humain que nous. Je lui fais des grands signes auxquels il ne daigne pas répondre… Pas très accueillant les pêcheurs du coin !
On voit le coucher de soleil derrière St Martin. On approche du but. La nuit est tombée depuis une demi-heure quand on approche enfin du mouillage qui se trouve devant le Calmos (un bar cool de St Martin où nous attendent les potes d’Olivia ainsi que Clément et  Morvan que nous connaissons des Canaries). On en peut plus (de joie) ! On est d’ailleurs un peu trop concentré sur notre but puisqu’on évite à la dernière minute un bateau à moteur qui arrive à fond sur tribord (bah oui on regardait de l’autre côté, du côté de la terre…). Après cette grosse frayeur on se reconcentre. On est pas encore arrivé, il faut qu’on soit concentré jusqu’au bout. Ca serait quand même dommage de détruire le bateau si prêt du but !
Arrivée au mouillage. On jette l’ancre (même 2 pour être sûrs parce que le vent souffle fort), on éteint le moteur, on note tout ça sur le journal de bord… Je demande à Lô et Stephen si tout est OK, si je peux enfin balancer la musique. Ils me disent « bah oui vas-y, pas de problèmes ». Et là je mets à fond… « Whisky bar » ! On est arrivé, la chanson maudite n’a plus lieu d’être !

On prend nos petites affaires. On déterre notre argent et nos cartes bleues. Retour à la civilisation ! Sur le ponton nous attend un joli comité d’accueil. Ils ont même fait une jolie banderole « welcome Popylo! ».
Avant de partir je pensais qu’à l’arrivée ça faisait bizarre de voir plein de monde, que c’était un peu agressif et pas très agréable. En fait oui ça fait bizarre mais ça fait surtout du bien !

Direction le bar et un ti punch à la main on rencontre tout ce petit monde, on raconte nos aventures, on s’étonne de ne pas avoir le mal de terre… On est content !


Voilà pour la transatlantique. On est très content de l’avoir fait mais on ne sait pas si on recommencera parce que 25 jours en mer c’est quand même un poil long… En tout cas le principal c’est qu’on l’a fait, qu’on est arrivé sans encombres (enfin pas trop). Même si beaucoup de gens de ce côté de l’atlantique sont arrivés par la mer beaucoup nous félicitent de l’avoir fait sur un si petit bateau (je comprends pas, il est pas petit popylo !) et avec un équipage de novices (en transat j’entends. Parce qu’on sait naviguer quand même…). On est pas peu fiers, ça je vous le dit !
On est passé du stade de marins à celui de grands navigateurs ! Si si je vous jure…
 


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Publié à 02:34, le lundi 7 février 2011, Océan Atlantique
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17 janvier au soir : ils sont arrivés à Saint-Martin ! Bravo !!


Ca y est, Popylo et les 4 marins-équipiers SLOP ont touché terre et terminé leur grande traversée. Plutôt rapide ! Premiers appels téléphoniques dès avant l'arrivée - magie de la téléphonie mobile.

Grand bravo à eux !

 

Nous attendons avec impatience les récits et les photos. Pauline à ton clavier, avec le trio SLO en renfort de mémoire...

 

A très bientôt sur Polinelo...

Les parents SLOP

 


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Publié à 22:31, le mardi 18 janvier 2011, Antilles Françaises
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12 et 15 Janvier : Les Antilles et Saint-Martin approchent !

 

Mercredi 12 janvier 2011

 

Message de Jacques à 17h :


Nouvelle position 12/01/2011 16h30 :
19°15.457 N
50°36.460 W

Tout va bien.
"Quelques grains nous ont un peu ralenti mais c'est reparti
cap ST MARTIN 5/6 jours."
En clair il reste 1300km pour Saint-Martin à vol d'oiseau.
Météo parfaite pour les jours à venir jusqu'au 17 (fin prévision).
A suivre....

 
 

Samedi 15 janvier 2011


A 18 :00, Jacques WINKEL transmet : 

 

Toujours un temps très moyen, mais ils se débrouillent comme des chefs.
Ils ont très bien avancé puisque les voila maintenant à vol d'oiseau à environ 630km de Saint-Martin.

Nouvelle position 15h30
18°33.875 N
57°06.043 W

Je cite "Ce matin festival de dauphins !... Une succession de grains nous ont ralenti".
Leur prévision d'arrivée était le 17 et maintenant le 18/1.
En effet d'autres grains en prévision a l'approche de l'arrivée.

Tout va bien et le moral excellent.

 

 

Comme quoi il n'y a effectivement pas qu'en France que la météo est capricieuse (temps inhabitiuel en ces temps d'alizés - en principe...)

Gilles

 


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Publié à 17:36, le dimanche 16 janvier 2011, Marigot
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La météo fait des siennes ! Fun en vue...


9 janvier


Message de Jacques qui a eu un contact avec Popylo en début d'après-midi :

Nos "SLOP" ont bien du mal avec la météo : ils ont une mer dure et pas mal de vent, mais le moral tient le coup.
Ils ont donc bien avancés et ont un cap parfait.

La météo devrait s'améliorer mais de nouveau le 12 janvier ça devrait pas mal forcir !

Ce n'est pas le calme des alizés ; ils ont les mêmes problèmes de décalage que notre météo française par rapport à la saison.

 

Position actuelle : à 14h35 :
17°57.952 N
44°26.986 O
Ils naviguent parfaitement sur la route directe vers les Antilles entre Brava (îles du Cap Vert) et Antigua.

Estimation : 10j / 12j de l' arrivée selon la météo à l'approche des îles.


Voilà qui va pimenter la traversée avec de bons moments d'équipe et pour de bons souvenirs à raconter...
Attendons la suite...

 

Gilles



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Publié à 18:37, le dimanche 9 janvier 2011,
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Réveillon et première semaine 2011 en plein Atlantique !


Voici la série de messages transmis par Jacques "le suiveur", après contacts avec l'équipe SLOP sur Popylo :


1er janvier : passage d'an en plein atlantique !

 

Meilleurs voeux 2011 DE LA PART DES SLOP ...
Nouvelle position
N18°47.000
W27°55.560
250 MILLES DEPUIS (450KM) LE 30/12
AU MENU DORADE, MAQUEREAU ,TOUT VA BIEN
METEO RAS



4 janvier : Popylo à toute allure...

 

Ce soir 23h 45 les SLOP sont à : 16°34.909 N et 34°04.610 W
Ils avancent à 6 noeuds en gros
11 km/h
C'est très correct
Ils approchent de la moitié de la distance entre les Canaries et Saint-Martin


6 janvier : Oups ! déjà mi-parcours ;-)

 

Nouvelle position des SLOP le 06:01:2011 a 16h
Mer et prévision de vent moyen mais de courte durée retour des alizés
Moitié du parcours depuis les Canaries
Moral excellent
17°14.713N
37°52.504W


A suivre...

 

Gilles

 


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Publié à 20:26, le samedi 8 janvier 2011,
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